Citoyenneté et radicalités

La société démocratique face à ses périphéries radicales

Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye est particulièrement investi sur la question des radicalités et processus de radicalisation, comme en atteste son diplôme unique en France : le diplôme sur le Renseignement et les Menaces globales (DiReM), en lien avec les services de renseignements français.

 Les travaux entrepris par la Chaire Citoyenneté relèvent d’une analyse processuelle des engagements radicaux, éloignée des grilles de lecture en termes de basculement ou de « lone wolf » générique. S’inscrivant dans une sociologie politique de l’action collective, ils visent à comprendre certains facteurs à l’œuvre dans les processus de radicalisation.

Parmi ceux,-ci et sous forme d’hypothèses :

  • Le lien entre ancrage de vie (lieu de vie, fréquentation, misère sociale, marginalisation économique…) et radicalisation.
  • Le lien entre délinquance et pratiques déviantes et radicalisation.
  • Le lien entre sentiment d’humiliation (et ses formes d’objectivation par les acteurs) et radicalisation.
  • L’hypothèse d’un lien entre « flottement » social (une forme de désaffiliation sociale prononcée) et radicalisation.
  • L’hypothèse d’un lien entre quête d’individuation et radicalisation : il s’agit ici de comprendre la radicalisation comme une forme de sortie d’un déterminisme étouffant (celui du quartier, de la famille, d’une réussite sociale inatteignable). On posera l’hypothèse que la dérive radicale puisse recouvrir un refus de la fatalité imposée par une vie sans perspective. Paradoxalement, la radicalisation djihadiste peut se comprendre comme une entrée dans des processus d’individuation et une tentative de rupture avec des formes de déterminismes sociaux, locaux, communautaires.
  • Le lien entre les événements internationaux, particulièrement au Moyen-Orient, et la radicalisation. 
  • Les effets de la séduction produits par les organisations ou entrepreneurs de cause destinés à accroître la militance violente : vidéo internet, discours martiaux, hiératique martiale, identifications valorisantes, poids des éléments de langage et slogans belliqueux, etc.
Photo-YB

Yvan Barros

Expert associé à la Fondation Jean Jaurès

Expert associé à la Fondation Jean Jaurès, Yvan Barros a antérieurement soutenu à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines un master 2 intitulé « Saisir les schèmes du terrorisme français : approche quantitative des engagements du terrorisme djihadiste sur le territoire national ». 

Jean Yves Camus photo FJJ

Jean-Yves Camus

Senior fellow

Senior fellow au Centre for the Analysis of the Radical Right (CARR), Jean-Yves Camus est membre du Project on the Transnational History of the Far Right (George Washington University). Directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurés (ORAP), il participe au conseil scientifique de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH).

Pietro Castelli

Pietro Castelli Gattinara

Chercheur en sciences politiques.

Post-doctorant au Centre de recherche sur l’extrémisme (C-REX, Université d’Oslo), Pietro Castelli Gattinara est chercheur associé au Centre d’études européens (CEE, Sciences Po). Ses recherches portent sur la compétition partisane, l’immigration, et l’action collective d’extrême droite en perspective comparée. Il anime le projet FARPE, qui étudie les mobilisations d’extrême droite en douze pays Européens. 

xavier-crettiez

Xavier Crettiez

Professeur agrégé en sciences politiques

Professeur des universités (Sciences Po Saint-Germain-en Laye et Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Xavier Crettiez est chercheur au CESDIP (Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales). Il est membre du COSPRAD (Comité scientifique sur les processus de radicalisation) et du comité de pilotage du programme VIORAMIL (Violences et radicalités militantes). Il est l’auteur de nombreuses études sur les violences politiques. 

olivier-dard

Olivier Dard

Professeur des universités en histoire contemporaine

Professeur des universités (Sorbonne Université), Olivier Dard est chercheur au SIRICE (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe). Il dirige le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe). Il est l’auteur de nombreux travaux sur les droites radicales au vingtième siècle.

Stephane François

Stéphane François

Enseignant-chercheur en histoire contemporaine.

Enseignant à l’université de Mons, Stéphane François est chercheur au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (UMR 8582 CNRS-École Pratique des Hautes Études) et au sein du Project on the Transnational History of the Far Right (George Washington University).

CFroio_col

Caterina Froio

Enseignante-chercheuse, Sciences Po Paris.

Responsable scientifique de la section thématique Extremism & Democracy au sein du European Consortium for Political Research (ECPR), Caterina Froio est membre du Centre d’études européennes et de politique comparée (UMR 8239). Ses recherches portent sur les droites extrêmes et radical populistes, les partis politiques, la participation politique et les usages d’internet en France et en perspective comparée.

640_lebourg_nicolas_hermance_triay (1)

Nicolas Lebourg

Coordinateur de la Chaire Citoyenneté

Coordinateur de la Chaire Citoyenneté, Nicolas Lebourg est chercheur au CEPEL (université de Montpellier) et au sein du Project on the Transnational History of the Far Right (George Washington University). Il est membre du COSPRAD (Comité scientifique sur les processus de radicalisation) et du comité de pilotage du programme VIORAMIL (Violences et radicalités militantes). Il est l’auteur de nombreuses études sur les extrêmes droites ainsi que sur les violences politiques. 

portrait guillaume origoni

Guillaume Origoni

Chercheur associé à la Chaire Citoyenneté

Chercheur associé à la Chaire Citoyenneté de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, Guillaume Origoni travaille sur sur les radicalités de gauche, en particulier l’ultra gauche.

Tommaso Vitale

Tommaso Vitale

Associate Professor de Sociologie à Sciences Po Paris.

Associate Professor de Sociologie à Sciences Po Paris, Tommaso Vitale est  est co-directeur de la revue à comité de lecture PArtecipazione e COnflitto. The Open Journal of Sociopolitical Studies. Ses recherches portent sur les conflits et les changements urbains. Il Il a été chercheur invité au Vincent and Elinor Ostrom Workshop in Political Theory and Policy Analysis (Bloomington, Indiana University) où il est membre associé. Il a co-dirigé la recherche comparative ANR MargIn et dirige maintenant la recherche comparative européenne R-Home

Discrimination et radicalisation identitaire de musulmans dans les villes d’Europe

Publications

étude Marseille

La colère populaire peut-elle changer le politique ? Les collectifs citoyens et le marché politique des gauches à Marseille

Publications

L’extrême droite est-elle le porte-voix du malaise des quartiers populaires ? Le mythe des campagnes pour le logement social de CasaPound en Italie

Publications

Les droites extrêmes en Europe, du scrutin européen de 2019 à la pandémie de covid-19

Publications

analyse monde avant après

L’éternel retour du « monde d’avant »

Publications

menace djihadiste

La Réalité de la menace djihadiste en France 2015-2018

PUBLICATIONS La Réalité de la menace djihadiste en France 2015-2018 Réalisée par Xavier Crettiez et Yvan Barros, cette étude de la Chaire Citoyenneté cherche à présenter la réalité statistique du terrorisme d’inspiration islamiste djihadiste qui a frappé ou tenté de frapper la France depuis 2015. Sur...

conspirationnisme technocratie olivier dard

La Critique conspirationniste de la technocratie

PUBLICATIONS La Critique conspirationniste de la technocratie   Le débat est aujourd'hui empli des questions du "conspirationnisme", de la "post-vérité", de la "post-démocratie" et du "populisme". Si cet écheveau porte à nombre de confusions dans l'espace public, cette note d'Olivier Dard que publie la Chaire...