Jérémie Moualek

LA MINUTE RECHERCHE

"Ces votes témoignent surtout de rapports socialement différenciés au politique"

La catégorisation législative du vote blanc et nul comme « suffrage non exprimé » masque une réelle pluralité des contestations et tend à effacer des rapports socialement différenciés au politique.

« Cela montre à quel point la légitimité des candidats est de plus en plus mise à mal et que l’offre politique a du mal à s’adapter aux citoyens ».

 

L’objectif des travaux de recherche entrepris par Jérémie Moualek sur le vote blanc et nul, est de déconstruire quelques-unes des prénotions liées à ce geste et de donner un sens à un ensemble disparate de bulletins. Pour cela, l’auteur aborde ce type de vote non pas seulement comme une réponse à une offre politique déterminée, mais aussi comme une pratique aux usages et appropriations plurielles.

 

« Il y a l’offre politique, le système électoral et aussi l’exclusion sociale de certains électeurs »

 

Jérémie Moualek nous explique ainsi les 3 idéaux-types de votants blanc et nul qu’il a dégagés et qui rassemblent les trois polarités façonnant les rapports entre les électeurs et ce type de vote.

Le vote blanc et nul atteste une forme d’exclusion d’une partie de la population et d’exclusion de plusieurs formes de prises de parole qui ne trouvent pas leur place dans l’espace public.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Jérémie Moualek est chercheur en sociologie politique à l’Université d’Evry (Centre Pierre Naville, Ceraps). Thèse sur le vote blanc et nul en France, soutenue le 28 mars 2018 « A la recherche des voix perdues. Contribution à une sociologie des usages pluriels du vote blanc et nul »

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